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6 octobre 2026

Condamnations confirmées pour les militants ayant pénétré le site de Lafarge en 2026

Quatre militants écologistes ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour leur intrusion dans une cimenterie de l'Eure

Condamnations confirmées pour les militants ayant pénétré le site de Lafarge en 2026

Le 24 août 2026, la cour d’appel de Rouen a rendu son verdict dans l’affaire des militants écologistes ayant pénétré la cimenterie Lafarge de Val-de-Reuil en décembre 2026. Cette décision judiciaire marque un tournant dans le conflit opposant activistes environnementaux et industrie lourde.

Les quatre prévenus, vêtus de combinaisons blanches et le visage masqué, avaient réussi à s’introduire sur le site industriel avec plusieurs dizaines d’autres activistes. Leur action, qualifiée d’intrusion illégale a suscité de vives réactions tant de la part des autorités que des associations environnementales.

Des peines confirmées mais atténuées

La cour a confirmé les condamnations prononcées en première instance, mais avec des peines allant de 6 à 10 mois de prison avec sursis. Les militants devront également verser solidairement 5 000 euros à la société Lafarge pour les dégradations commises sur le site.

Pour trois des quatre prévenus, une partie des faits a été requalifiée. Les accusations de dégradations ont été transformées en complicité de dégradations, ce qui a légèrement atténué leur responsabilité pénale. Cependant, tous ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs un chef d’accusation plus grave.

Un procès qui fait date

Ce procès a pris une dimension particulière en raison de l’importance symbolique du site de Val-de-Reuil. La cimenterie, située dans l’Eure est l’une des plus importantes de la région Normandie. Son activité est régulièrement contestée par les associations écologistes en raison de son impact environnemental.

La présidente de la cour d’appel de Rouen a souligné que cette affaire posait des questions complexes sur le droit de manifester et les limites de l’action militante. L’avocat général avait requis des peines plus lourdes, allant de 12 à 18 mois de prison avec sursis, mais la cour a

Les réactions des parties prenantes

La défense des militants a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, estimant que les peines prononcées étaient disproportionnées. Les avocats soulignent que leurs clients agissaient par conviction écologique et non par volonté de nuire.

Du côté de la société Lafarge, on se félicite de cette décision judiciaire qui, selon ses représentants, « confirme le caractère illégal et inacceptable des actions menées par ces militants ». La société rappelle que ses installations respectent les normes environnementales en vigueur et que ces intrusions mettent en danger la sécurité des employés.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre industriels et militants écologistes. Elle illustre les défis juridiques et éthiques posés par les actions de désobéissance civile dans la défense de l’environnement.

Noé Bertrand
Auteur

Noé Bertrand

Noé Bertrand écrit des portraits depuis dix ans. Il travaille au recoupement : plusieurs sources, vérification des dates et des faits biographiques, aucune reconstitution de propos.