Le rachat de SFR par ses trois principaux concurrents, Orange, Bouygues et Free, prend une tournure inquiétante pour les employés. Les syndicats CFDT, CFTC et Unsa ont lancé un appel à la grève pour le 24 septembre, dénonçant un plan de reprise qu’ils jugent insuffisant pour protéger les emplois.
Cette opération, présentée comme socialement responsable semble déjà compromettre les engagements initiaux des repreneurs. Les négociations menées mercredi dernier ont échoué, poussant les syndicats à organiser des actions pour peser sur les prochaines réunions prévues les 21, 25 et 30 septembre.
Des garanties d’emploi jugées insuffisantes
Le principal point de discorde concerne les garanties d’emploi. Les syndicats exigent trois offres de reclassement par salarié, une par repreneur, contre une seule actuellement proposée. Le plan de rachat inclut également une clause d’aide à la formation pouvant atteindre 4 000 euros, mais cette mesure est jugée insuffisante et trop restrictive.
Des chiffres inquiétants pour les employés
Les promesses des repreneurs semblent bien en deçà des attentes. Bouygues s’engage à reprendre 2 385 salariés de SFR Business, tandis qu’Orange n’en reprendrait que 235 et Free seulement 53. Du côté des boutiques, à peine 600 des 2 000 employés devraient être intégrés. Les autres risquent de se retrouver sans emploi, sans parler des 3 000 salariés d’Altice Technical Services, une filiale non reprise.
Un climat délétère pour les salariés
Les résultats en baisse de SFR aggravent la situation. Certains salariés rapportent des difficultés pour obtenir des prêts bancaires en présentant leurs fiches de paie SFR. Les syndicats estiment que les conditions actuelles sont inférieures de 40 % à celles du plan de sauvegarde de l’emploi de 2017.
L’Autorité de la concurrence n’a pas encore donné son feu vert pour ce rachat. Bien que techniquement non impliquée dans les affaires d’emploi, la gravité du dossier laisse toutes les options ouvertes.



