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5 octobre 2026

Pénalités anti-fast fashion : les nouvelles taxes sur les vêtements à bas prix

La France introduit de nouvelles pénalités financières pour les géants de l'ultra-fast fashion comme Shein, Temu et AliExpress, avec des taxes allant de 50 centimes à 19,50 euros par article.

Pénalités anti-fast fashion : les nouvelles taxes sur les vêtements à bas prix

À partir du 1er septembre 2026 les géants de l’ultra-fast fashion comme SheinTemu et AliExpress devront s’acquitter de pénalités financières pour chaque vêtement vendu. Cette mesure, annoncée par le ministère de la Transition écologique, vise à lutter contre les pratiques environnementales et économiques néfastes de ce secteur.

Les pénalités, fixées par un arrêté publié le 28 août 2026 varient selon le type de vêtement. Par exemple, un boxer ou une paire de chaussettes coûtera 50 centimes de pénalité, tandis qu’un jean sera taxé à 9 euros et une veste à 12 euros. Ces montants augmenteront progressivement jusqu’en 2030 avec un plafond de 50% du prix hors taxe.

Un mécanisme pour responsabiliser les producteurs

Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une loi adoptée en juillet 2026 pour enrayer l’essor de l’ultra-fast fashion. Cette loi définit juridiquement ce secteur par deux critères: les volumes de vêtements mis sur le marché et l’incitation à la réparation. Les pénalités seront reversées à Refashion l’organisme chargé du recyclage de la filière textile.

Le ministre délégué chargé de la Transition écologique a souligné que les effets délétères de l’ultra-fast fashion sur notre environnement et notre économie sont connus et documentés. Le gouvernement est déterminé à y remédier et agit en conséquence.

Des exceptions pour les marques traditionnelles

Les marques comme PrimarkZaraUniqlo et H&M ne seront pas concernées par ces pénalités. Selon le cabinet de Mathieu Lefèvre ce sont avant tout les entreprises comme Shein et Temu qui sont responsables des difficultés de la filière textile en France.

Ces entreprises vendent des volumes de vêtements avec des ordres de grandeur non comparables avec un Zara. Par exemple, sur le site de Shein un consommateur peut acheter un T-shirt pour moins de 5 euros ou une robe d’été pour moins de 15 euros.

Une mesure pionnière en Europe

Avec l’entrée en vigueur de ce malus, la France se positionne comme pionnière en Europe dans la lutte contre l’ultra-fast fashion. Mathieu Lefèvre a souligné que cette mesure est un instrument puissant et efficace pour lutter contre un modèle qui repose sur le fait qu’un vêtement passe en un temps record des étals d’un magasin à la poubelle.

En plus des pénalités, la loi interdit toute publicité pour les articles ou les marques de la mode ultra-express, sur le modèle du tabac. Les entreprises devront également préciser plus clairement le lieu de fabrication de leurs produits et se verront retirer la possibilité de bénéficier d’un crédit d’impôt de 60% en cas de dons de leurs invendus à des associations.

Noé Bertrand
Auteur

Noé Bertrand

Noé Bertrand écrit des portraits depuis dix ans. Il travaille au recoupement : plusieurs sources, vérification des dates et des faits biographiques, aucune reconstitution de propos.