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6 octobre 2026

Activistes dénoncent le « permis de tuer » avant la manifestation du 20 septembre

Nour et d’autres militantes craignent que la loi « permis de tuer » ne les transforme en prochaines cibles, et elles marchent le 20 septembre.

Activistes dénoncent le « permis de tuer » avant la manifestation du 20 septembre

Un projet de loi récemment présenté au Parlement, surnommé le « permis de tuer » déclenche une vive inquiétude au sein des acteurs écologistes. Selon leurs analyses, le texte ouvrirait la porte à des mesures qui pourraient autoriser des interventions létales contre des personnes jugées comme menaçantes pour l’environnement, créant Cette proposition arrive à un moment où les contestations sociales s’intensifient, poussant les organisations environnementales à préparer une réponse collective.

Le texte legislative, présenté sous l’appellation officielle de décret autorisant l’usage de mesures coercitives extrêmes est perçu par les militants comme une porte ouverte à la stigmatisation et à la mise à mort de « fauteurs de troubles écologiques ». Les défenseurs du climat soulignent que la terminologie même – permis de tuer – reflète une intention de légitimer la violence d’État à l’encontre de citoyens engagés, et cela alimente une atmosphère de peur généralisée.

Une mobilisation prévue le 20 septembre

En réaction directe, plusieurs organisations, dont Action Justice Climat et le réseau Les Impactatrices ont annoncé leur participation à une manifestation nationale le 20 septembre. Le rassemblement, annoncé comme une marche pacifique, visera à rappeler que les lois doivent protéger, et non menacer, les citoyens. Les organisateurs insistent sur le caractère inclusif de l’événement, invitant notamment les communautés souvent marginalisées à se joindre à la protestation.

Témoignage de Nour, figure de proue du mouvement

Parmi les porte-voix, Nour membre d’Action Justice Climat et du réseau Les Impactatrices, exprime une angoisse palpable: « C’est terrifiant ». Elle ajoute que chaque individu doit garder à l’esprit qu’il peut devenir la prochaine victime d’un dispositif législatif qui ne ferait qu’amplifier les risques d’abus. Son discours, ponctué de la citation « Chacun doit avoir conscience qu’il peut en être victime », illustre la profondeur du sentiment d’insécurité qui traverse le mouvement.

Convergence avec les luttes antiracistes

Le débat autour du permis de tuer n’est plus cantonné aux seules questions environnementales. Les activistes soulignent une articulation croissante entre les revendications écologistes et les luttes antiracistes, toutes deux confrontées à une politique de répression élargie. Selon les porte-paroles, la législation menace de cibler de façon disproportionnée les personnes issues de minorités, renforçant

Cette alliance élargie se traduit par une mobilisation plus massive, où chaque groupe apporte son expérience et son réseau afin de contrer ce qu’ils perçoivent comme un danger commun. L’enjeu, selon eux, dépasse l’environnement pour toucher aux principes fondamentaux de justice sociale et de démocratie.

Alors que le 20 septembre approche, les regards se tournent vers les places publiques qui deviendront le théâtre de ces revendications. Les organisateurs insistent sur le caractère non violent de la manifestation, tout en rappelant aux autorités que la liberté d’expression et le droit de réunion ne doivent pas être entravés par des lois qui encadrent la violence d’État.

La mobilisation du 20 septembre représente

Noé Bertrand
Auteur

Noé Bertrand

Noé Bertrand écrit des portraits depuis dix ans. Il travaille au recoupement : plusieurs sources, vérification des dates et des faits biographiques, aucune reconstitution de propos.