Le cofondateur de Microsoft a exprimé, lors d’une interview diffusée le 25 septembre 2026, une inquiétude alarmante: l’intelligence artificielle serait déjà assez puissante pour engendrer jusqu’à un milliard de décès. L’entretien, mené par Kristen Welker de Meet the Press a été enregistré le mercredi 23 septembre et les extraits publiés par Axios laissent entendre que le danger ne viendrait pas d’une machine autonome, mais de l’alliance entre outils d’IA avancés et individus aux intentions malveillantes.
Bill Gates a rappelé qu’« jamais eu d’arme aussi puissante que la combinaison de gens mal intentionnés et des derniers outils d’IA ». Il n’a pas décrit de scénario détaillé, ni mentionné d’armes biologiques ou de drones autonomes, mais l’insistance sur le chiffre d’un milliard de morts souligne l’ampleur du risque perçu. La conversation a été reprise en partie par NBC News qui diffusera l’intégralité le dimanche 27 septembre.
Un constat qui dépasse l’autorégulation
Lorsque la question de la régulation a été abordée, Gates a clairement indiqué que « Personne ne pense que l’autorégulation suffit ». Interrogé sur la nécessité d’une loi fédérale aux États-Unis, il a répondu « absolument ». Son positionnement s’appuie sur les récentes déclarations de plusieurs dirigeants de la Silicon Valley, qui avaient admis la nécessité de freiner le rythme d’innovation, sans toutefois proposer de cadre contraignant. Pour Gates, la bonne volonté du secteur ne peut remplacer une surveillance externe: sans contrainte légale, aucune entreprise n’est obligée de tenir ses promesses face à un concurrent qui accélère.
Propositions concrètes et impact économique
Le milliardaire a suggéré que les forces de l’ordre et les législateurs participent à la définition des garde-fous et à la mise en place d’une surveillance obligatoire. Il admet qu’une telle mesure entraînerait « un peu de charge » pour les entreprises, mais affirme que cela ne provoquerait pas de « ralentissement spectaculaire ». En août, dans un billet publié sur son blog Gates Notes, il avait déjà qualifié le risque d’un bilan globalement négatif comme « très élevé », tout en évoquant l’idée d’une taxe sur l’IA et la protection de trois métiers spécifiques contre l’automatisation.
Contexte politique et perspectives
À ce jour, le Congrès américain n’a pas encore adopté de législation fédérale spécifique à l’IA. La diffusion des propos de Gates intervient à un moment où les débats sur la maîtrise de ces technologies sont à leur paroxysme. En soulignant que la menace réside surtout dans la mauvaise utilisation des outils, le dirigeant de Microsoft mise sur une prise de conscience collective pour pousser les décideurs à agir rapidement. La diffusion complète de l’interview le 27 septembre pourrait
Son appel à une régulation obligatoire et à une surveillance étatique vise à éviter que la technologie la plus avancée du siècle devienne, entre de mauvaises mains, l’arme la plus meurtrière jamais créée.



