Le 18 septembre dernier, une scène inédite a été mise en place dans une salle privée de San Francisco. Sous l’égide de REK (Robot Entertainment Kombat), un influenceur connu sous le nom de Frankie LaPenna a pénétré une cage de combat face à un robot humanoïde présenté comme le « Terminator ». L’événement, qualifié de « Human VS Terminator », a rapidement fait le tour des réseaux grâce à une vidéo de 45 secondes diffusée sur YouTube et X. Cette démonstration révèle l’ambition d’un nouveau genre de compétition où l’homme et la machine se mesurent en plein combat réel.
Une cage, un influenceur et un robot baptisé Terminator
Frankie LaPenna, équipé d’un casque de réalité virtuelle, d’une protection crânienne et d’un harnais thoracique, a tenté d’imbriquer quelques directs dans le ring. Malgré son expérience en boxe, il s’est rapidement retrouvé projeté au sol à plusieurs reprises par des coups de pied d’une puissance impressionnante. Selon le compte officiel de REK, l’influenceur aurait Pour la soirée, la société affirme que LaPenna a affronté trois machines différentes, mais le duel avec le T800 reste le plus médiatisé.
Le T800 d’EngineAI: spécifications d’un humanoïde de combat
Le robot mis en scène provient du fabricant chinois EngineAI et porte le nom de modèle T800. Dévoilé au CES 2026 à Las Vegas, il mesure 1,73 m (un peu plus de 180 centimètres selon d’autres visuels) et pèse 75 kg avec batterie comprise. Son châssis est forgé dans un alliage magnésium-aluminium de grade aéronautique offrant légèreté et robustesse. Au niveau de la mobilité, le T800 dispose de 29 degrés de liberté et peut générer jusqu’à 450 N·m de couple articulaire, soutenu par une puissance instantanée de 14 kW. Le prix affiché est de 25 000 dollars, avec les premières livraisons prévues pour mi-2026, le plaçant en concurrence directe avec des projets comme le Figure 03, le Tesla Optimus ou les humanoïdes Unitree.
Telepilotage et sécurité
Contrairement à une IA totalement autonome, le T800 est teleopéré par un opérateur humain via un casque de réalité virtuelle et des contrôleurs de mouvement. Les intentions du pilote sont traduites par des algorithmes de contrôle qui reproduisent les gestes de façon fluide. Cette méthode, présentée comme une mesure de sécurité, évite qu’une machine hors-contrôle ne cause des blessures graves. Néanmoins, les coups puissants observés – des high kicks capables de projeter l’adversaire contre la grille – soulèvent des questions sur les protocoles de protection et les éventuels « kill-switch » installés.
Réactions du public et perspectives d’un nouveau sport
La diffusion du combat a déclenché un débat partagé entre fascination et appréhension. Certains internautes réclament un affrontement avec un combattant professionnel, tandis que d’autres envisagent l’intégration des robots dans les arts martiaux mixtes d’ici cinq ans. En parallèle, REK travaille déjà sur un jeu de combat en réalité virtuelle où les joueurs contrôleront ces humanoïdes à distance, transformant le duel en un sport e-sportif. En Chine, le mois de mai 2026 a vu le premier tournoi de robots humanoïdes à Hangzhou, organisé par Unitree, et EngineAI prépare un grand événement autonome. Ces développements suggèrent que le « combat humain-robot » pourrait bientôt passer d’une curiosité à un phénomène médiatique permanent.



