Le projet d’autoroute A412 entre Machilly et Thonon-les-Bains suscite une vive opposition en Haute-Savoie. Alors que les travaux ont commencé, des militants se mobilisent pour empêcher leur avancée. Cette situation illustre les tensions entre développement économique et préservation de l’environnement dans la région.
Le 7 septembre, des opposants ont bloqué l’accès à un chemin forestier pour empêcher l’abattage d’arbres sur le tracé de l’autoroute. Cette action pacifiste a été dispersée avec l’usage de gaz lacrymogènes. Les militants craignent la destruction de zones humides et une augmentation du trafic routier.
L’autorisation environnementale et ses conséquences
Le 28 août, le préfet de la Haute-Savoie, Jérôme Bonet, a signé l’arrêté d’autorisation environnementale pour le projet A412. Cette décision marque le début des travaux préparatoires, qui ont commencé dès cette semaine. Le projet prévoit la construction d’un axe de 16,5 km pour désenclaver le Chablais.
L’autorisation environnementale encadre les impacts du projet sur l’environnement. Elle impose des mesures d’évitement, de réduction et de compensation, notamment pour les zones humides, les milieux aquatiques et les habitats d’espèces protégées. Un comité de suivi sera mis en place pour vérifier l’efficacité de ces mesures.
Réactions des opposants et des soutiens
Les opposants au projet, regroupés au sein du collectif STOP A 412, dénoncent une décision destructrice pour le territoire. Ils annoncent un recours devant la justice pour faire appliquer le droit. L’Association de concertation et de proposition pour l’aménagement et les transports (ACPAT) a également annoncé un recours contre l’autorisation environnementale.
Du côté des soutiens, le maire de Thonon-les-Bains, Richard Baud, salue cette étape majeure pour le désenclavement du Chablais. Il souligne l’importance du projet pour les habitants, les entreprises et l’économie locale. L’enquête publique menée entre le 20 avril et le 3 juin 2026 a révélé une profonde division des Chablaisiens sur le sujet, avec 48,2 % d’avis favorables contre 43,8 % défavorables.
L’enquête parcellaire, lancée le 31 août, s’étend jusqu’au 2 octobre. Elle précède les acquisitions amiables ou judiciaires des terrains en vue du début du chantier. Le concessionnaire Amedea, filiale du groupe Eiffage, a annoncé le début des travaux dès cette semaine.
Cette situation illustre les défis liés au développement des infrastructures dans les zones sensibles. Les opposants continuent de se mobiliser pour protéger l’environnement, tandis que les autorités et les promoteurs du projet insistent sur les bénéfices économiques et sociaux. La suite des événements dépendra des recours juridiques et des actions de terrain.



