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6 octobre 2026

Tesla FSD : la France autorise des essais après un dialogue avec Elon Musk

Après un refus initial, la France autorise des essais du FSD de Tesla, marquant un revirement dans l'adoption de la conduite autonome en Europe.

Tesla FSD : la France autorise des essais après un dialogue avec Elon Musk

En juillet 2026, la France a refusé d’homologuer le système de conduite autonome Full Self-Driving (FSD) de Tesla, invoquant des préoccupations de sécurité. Cependant, quelques semaines plus tard, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a salué un échange constructif avec Elon Musk, ouvrant la porte à de nouveaux essais.

Cette décision intervient après que les Pays-Bas ont homologué le FSD au printemps, suivis par l’Estonie la Lituanie le Danemark et la Belgique. La France, quant à elle, a initialement jugé que les garanties de sécurité n’étaient pas suffisantes.

Un revirement après des échanges avec Elon Musk

Le 22 juillet, Philippe Tabarot avait refusé l’homologation du FSD, estimant que les garanties de sécurité n’étaient pas au niveau. Cependant, quelques semaines plus tard, le ministre a publié un message sur X, remerciant Elon Musk pour un échange constructif et affichant son soutien à l’homologation.

Selon RTL, une visioconférence avait pour objectif explicite de débloquer le FSD en France. Le ministre a également souligné que les services français travaillaient avec Tesla depuis plusieurs mois sur des adaptations techniques, rappelant que la visio n’avait pas tout résolu seule.

Les essais sur route: une nouvelle étape

La France s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement du FSD de Tesla avec le lancement prochain d’essais sur route de deux véhicules équipés du dispositif. Cette annonce survient seulement un mois après que le ministre des Transports avait affirmé que la France ne comptait pas autoriser à ce stade le système de conduite entièrement automatique et supervisée de Tesla.

Le FSD Supervisé, pour Full Self-Driving (Supervised) exige une surveillance active de la part du conducteur et ne rend pas le véhicule autonome. Cette technologie utilise une intelligence artificielle entraînée par les plus de six millions de véhicules Tesla en circulation. Grâce à des caméras extérieures sans angle mort, le FSD peut gérer la conduite en ville ou sur autoroute, effectuer des créneaux, voire sortir d’une place de parking pendant que le conducteur surveille depuis l’extérieur du véhicule.

Un vote européen décisif

La vraie date à surveiller est celle du Comité technique pour les véhicules à moteur, le TCMV, dont la prochaine réunion est attendue le 6 octobre. Pour une reconnaissance dans toute l’Union européenne, il faut une majorité qualifiée: 15 États sur 27, représentant 65 % de la population.

La France pèse à elle seule environ 15 % de cette population. Son vote compte, et Tesla le sait, d’où la visio. Pour les propriétaires français, l’équation est simple. Si le vote passe et que Paris le suit, le FSD pourrait devenir activable dans les semaines suivantes, sans garantie que ce soit immédiat. Si le vote échoue, la France pourra toujours reconnaître seule l’homologation néerlandaise, comme l’ont fait les cinq pays déjà ouverts.

La France ne voulait pas être le seul grand pays de l’Union à bloquer un système que ses voisins utilisent déjà sur 100 millions de kilomètres, tout en ayant dit publiquement que ce système ne respecte pas les limitations de vitesse. Deux voitures d’essai et une visio avec Elon Musk permettent de se réserver les deux options d’ici le 6 octobre.

Julien Moreau
Auteur

Julien Moreau